Ce lexique, intéressant
pour mieux comprendre certains termes de l'audio-numérique, n'a pas
été fait par moi et je remercie donc ici les auteurs: Jérémy
Lecour, Michel Geiss, Franck Ernould.
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E
F G H
I J
K L
M N
O P
Q R
S
T
U V W X Y Z
De-esseur, dB, dBm, dBu, dBv, dBfs, Diaphonie, Dithering, DSP, DtD, Dynamique,
EIN, Headroom, Jitter, Latence, Natif, Niveau de bruit de fond, Niveau de
distorsion, Niveau maximal admissible, Plug-In, Rapport signal/bruit, Stand-alone,
Séparation des canaux, TDM, Taux de réjection de mode commun
(CMRR)
D
De-esseur : Fonction qui consiste à compresser spécifiquement
une bande de fréquence (dans les aigües) pour réduire les
effets de sifflantes. Vous pouvez aussi essayer une allumette coincée
entre les dents de devant. Une cagoule avec le trou vers le dos n'est pas
un de-esseur mais un chauffe-nez. Il est plus prudent si vous avez des escaliers
de mettre une bonnette au micro.
dB : ça veut dire Décibel: le Bel (nom issu d'Alexander
Graham Bell) est une unité de comparaison, en fait une valeur relative
de niveau sonore ou électrique. Cette comparaison est faite de façon
logarithmique, afin de tenir compte de notre perception auditive et de s'y
conformer. L'oreille est tellement bien faite que d'une part nous sommes beaucoup
plus sensibles aux variations de niveau à faible volume qu'aux forts
volumes, desquels nous sommes protégés par cette forme de compression
physiologique. Pour des raisons pratiques, on parle de décibels qui
valent 1/10ème de Bel.
Il serait bon de préciser que dB est utilisé soit en acoustique
pour les mesures de niveaux sonores, soit en mesures de signaux audio électriques
sur les matériels d'enregistrement et de reproduction. Le dB a donc
principalement deux significations différentes, selon que l'on parle
de niveaux acoustiques ou de niveaux électriques.
A / Dans le cas de niveaux acoustiques, le dB sert à
évaluer le niveau sonore que l'on perçoit, à partir de
l'absence de son qui est le point de référence.Il s'agit là
de mesures en dBSPL (Sound Pressure Level). L'absence de son correspond à
0 dBSPL Une conversation ordinaire donne à peu près 60 dBSPL.
A 120 dB on ressent un malaise auditif, au delà il y a forte probabilité
de dommages permanents de l'audition (ces niveaux peuvent s'atteindre facilement
avec un casque même de walkman). Sans aller jusque là, un niveau
d'écoute excessif en studio peut tromper sur les balances de mixages
et introduit une fatigue qui diminue la concentration et l'objectivité.
B / Dans le cas de niveaux électriques, il
s'agit d'un rapport de niveaux, entre le niveau mesuré, et la référence.
Cette référence a deux valeurs, selon le standard adopté.
dBm :Abbréviation de décibel milliwatt. C'est la mesure
de la puissance audio-électrique sur une charge de 600 ohms, comparée
à 1 milliwatt sur cette même charge. Seulement utile dans le
cadre du standard d'interconnexions audio en 600 ohms, dont on ne parle plus
beaucoup aujourd'hui, il ne faut surtout pas l'utiliser quand on ne s'occupe
pas des impédances, ce qui est le cas en général.
dBu (ou dBv) : C'est la mesure de niveau que nous faisons tous
les jours, soit en instantané avec un crête-mètre, soit
en valeur moyennée avec un vu-mètre. Cela correspond à
la tension audio-électrique mesurée et comparée logarithmiquement
à la référence de 0,775 volts, sans préoccupation
de la valeur de l'impédance. Dans la pratique, on élimine le
u ou le v et on ne parle que de dB, ce qui est source de confusion. A titre
indicatif, 6 dB d'écart, correspondent à un niveau électrique
qui passe du simple au double. On notera que l'enregistrement analogique et
l'enregistrement numérique ne sont pas logés à la même
enseigne, puisqu'on calibre différemment les vu-mètres/crêtemètres
sur les deux. En numérique, le crêtemètre indique 0 dB
comme valeur maximum, alors qu'en analogique, le niveau 0 dB de référence
peut être dépassé sans problème. Pour tenir compte
de cette différence, on fait correspondre dans certains studios un
niveau 0 dB console avec par exemple un -18 dB sur le crêtemètre
d'un enregistreur numérique, en considérant que l'on garde 18
dB de marge, justement pour les crêtes, qui ne doivent pas aller au-delà.
Cependant pour des raisons de compétition de niveau sonore et copies
DAT sur CD en numérique avec un niveau maximum, certains ingénieurs
ne tiennent pas compte de cette calibration et essaient de "charger"
l'enregistreur avec un niveau maximum, dont les crêtes atteignent le
maximum du crêtemètre (avec le risque de saturations numériques).
dBfs : ça veut dire décibels full scale, ou maximum.
Diaphonie : Ce chiffre, généralement donné en
dB négatifs, représente pour une machine stéréo
la proportion de signal de canal droit entendu dans le canal gauche, par exemple.
Pour une console ou un enregistreur multipistes, il sagit de deux voies
adjacentes.
Dithering : Le dithering consiste à utiliser du bruit pour reconstituer
une moyenne diffuse d'une valeur très fine en perturbant les échantillons
d'à coté. En son, cela peut être utilisé pour passer
de 24 à 16 bits. Une solution simple consisterait à perdre les
bits de poids faibles (les moins significatifs). Le dithering - diffusion
d'erreur en français - consiste à répartir ces nuances
très faibles en les ajoutant dans les échantillons précédents
et suivants (de moins en moins fort suivant la distance). C'est subtil mais
efficace quand c'est bien fait.
Note: c'est aussi utilisé pour les imprimantes qui peuvent ainsi restituer
plus de nuances avec une résolution limitée.
DSP :c'est l'abbréviation de Digital Signal Processing, c'est
à dire, toute méthode de traitement numérique de signal,
qu'il soit audio, vidéo, HF, etc... Par contre on parle souvent en
raccourci de DSP pour un circuit DSP, qui est un circuit intégré
spécialisé dans le traitement numérique. Un processeur
d'unité centrale peut très bien faire du DSP (traitement natif),
mais nuance, on ne peut pas l'appeler circuit DSP, puisqu'il n'est pas spécialement
destiné à cet usage. En principe, un circuit DSP audio est spécialement
conçu pour effectuer les opérations bien particulières
de l'audio. De ce fait, il ne nécessite pas d'intervention du PowerPC
ou du Pentium à ce niveau et lui permet d'effectuer d'autres tâches
plus facilement et plus rapidement. Les cartes audio possèdent souvent
des circuits DSPs avec un certain nombre de traitements pré-déterminés
(EQ, dynamique, multi-effets), équivalents des présets d'usine
des synthés; exemple: la DSP Factory de Yamaha. L'autre option, celle
notamment de Digidesign, c'est de proposer un certain nombre de circuits DSPs
sur les cartes organisés sur le bus TDM, lesquels circuits n'ont pas
de fonction précise, mais que l'on occupe à volonté avec
des plug-ins chargés en fonction des besoins. L'avantage est que l'on
dispose d'une grande flexibilité dans les choix de traitements et dans
la configuration en fonction des projets. L'inconvénient est justement
qu'il faut faire son choix soi-même, d'une part lors de l'achat des
plug-ins, et d'autre part lors de leur utilisation, donc prendre des décisions.
Dtd : Direct to disc se dit d'un enregistrement direct sur un disque
dur.
Dynamique : c'est l'écart en dB entre deux valeurs extrêmes.
Par exemple, la dynamique théorique que permet l'enregistrement 16
bits est 6 dB x 16= 96 dB (1 bit d'écart correspond à une différence
de niveau de 6 dB). Le 24 bits permet donc théoriquement 6 dB x 24
= 144 dB de dynamique. En principe, il vaut mieux parler de dynamique utile,
plutôt que théorique, puisqu'un certain nombre de facteurs, essentiellement
le bruit de fond, empêchent d'atteindre ces valeurs, à cause
des imperfections des circuits électroniques (analogiques et numériques)
et des sources sonores (micros/synthés).
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E
EIN: Niveau de bruit équivalent à lentrée
: Une entrée micro, comme tout circuit électronique, possède
aussi un souffle propre, mesurable en tension (dBu ou dBV). On a imaginé
de passer, en équivalence, au niveau sonore qui serait nécessaire
pour générer cette tension aux bornes dun micro parfait,
sans bruit de fond du tout.
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H
Headroom : Ce terme, plus usité que son équivalent français
réserve dynamique, désigne la marge de sécurité
accordée par un appareil au-delà de son repère référence
(repère FS en numérique, 0 dB VU en analogique). Sur une DAT,
la headroom est généralement de 18 dB ; sur un magnétophone
à bande, elle peut être de lordre de 10 dB - valeur éminemment
variable selon la largeur de piste, la vitesse de défilement, le type
de bande, le flux magnétique choisi..
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J
Jitter : Le jitter est la variation temporelle autour de l'horloge
théorique. Il est souvent dû à l'hysteresis des amplificateurs
d'entrée numériques. En clair, il ne détecte pas le passage
de 0 a 1 au meme niveau électrique que le passage de 1 à 0.
Si le signal est parfaitement carré : pas de problème. Si les
pentes sont moins verticales, ce qui arrive dès que la fréquence
augmente en raison du filtrage passe-bas dû aux capacités des
cables et connectiques, le signal peut se déclencher avant en montant
et après en descendant. Ce décalage temporel, qui peut aussi
être dû à une horloge de piètre qualité,
perturbe la stabilité de phase du signal stéréo et donc
l'image du signal final.
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L
Latence : délai de réaction du système audio,
entre le moment où une note est déclenchée ou un signal
audio est envoyé à l'entrée, et le moment ou le signal
apparaît en sortie. C'est l'un des challenges des systèmes natifs.
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N
Natif : Lorsqu'un soft audio est natif, sur quelque plate-forme que
ce soit, au lieu d'être exécuté sur des circuits DSP spécialisés,
c'est le processeur de l'unité centrale qui s'en occupe.
Niveau de bruit de fond : Tout appareil électronique possède
un bruit de fond inévitable, un souffle, dû au bruit généré
par ses composants. Cette valeur peut être mesurée, en dBV ou
dBu. Exemple :
Niveau de distorsion : Tout circuit analogique agrémente
le signal en le traversant dharmoniques supplémentaires. On a
lhabitude de mesurer, via un banc, lamplitude de ces harmoniques,
puis de les rapporter au niveau du signal les ayant générés
sous forme dun taux : 0,005 % pour un signal de 1 kHz à 0 dBu,
par exemple. On peut tout aussi bien, même si lusage nen
est encore guère établi, exprimer ce rapport en décibels.
Exemple : niveau de THD de -86 dB à 1 kHz.
Niveau maximal admissible : Les circuits dentrée des appareils
font intervenir des amplificateurs opérationnels et autres composants
électroniques, ne pouvant supporter quune valeur de signal finie
avant que la distorsion générée soit audible. Le niveau
maximal admissible se mesure en dBV ou dBu.
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P
Plug-in : c'est un complément d'un autre logiciel, sur lequel
il vient se "greffer" (contrairement à un stand-alone), et
auquel il rajoute des fonctions supplémentaires. Un plug-in peut être
natif, comme la série pour VST, ou faire appel à des DSPs comme
pour le TDM.
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R
Rapport signal/bruit : Tout appareil électronique possède
un bruit de fond inévitable, un souffle, dû au bruit généré
par ses composants. Le rapport signal/bruit mesure lécart entre
ce bruit de fond et le niveau maximal admissible par lappareil. Le rapport
signal/bruit se mesure en dB.
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S
Stand-alone : Une version "Stand-Alone" est autonome. Elle
est indépendante d'un autre logiciel, alors qu'au contraire, un plug-in
est un complément d'un autre logiciel, sur lequel il vient se "greffer",
et auquel il rajoute des fonctions supplémentaires.
Séparation des canaux : Cest linverse de la diaphonie
- elle sexprime donc en dB positifs.
Exemple : la séparation des canaux du Lexicon MPX 100 est supérieure
à 45 dB (soit, en tension, un rapport de 178 à 1 entre le signal
principal et le signal parasite).
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T
TDM : ça veut dire Time Division Multiplexing, contrairement
à FDM qui veut dire Frequency Division Multiplexing. Le TDM est un
principe général qui consiste à regrouper un certain
nombre de canaux sur un bus unique qui contient toutes les informations, réparties
séquentiellement dans le temps. On pourrait croire que TDM se rapporte
uniquement à Digidesign qui a très argement popularisé
le terme, mais d'autres utilisent le TDM, comme Creamware. Le TDM de Digidesign
gère simultanément jusqu'à 256 canaux sur 24 bits, par
exemple une console de 256 voies. Quand on dit qu'un plug-in est "TDM",
cela veut dire que ses traitements sont effectués sur le système
TDM de Digidesign, donc en réalité sur les circuits DSP des
cartes.
Taux de réjection de mode commun (CMRR, pour Common Mode Rejection
Ratio) : Ne sapplique quaux entrées symétriques,
qui travaillent en mode différentiel. En clair, en symétrique,
la modulation utile est transportée en phase sur un des
fils, en opposition de phase sur lautre. À lentrée
de lappareil récepteur, les circuits électroniques font
la différence entre les deux signaux, éliminant ainsi tout ce
qui est bruit de fond, et récupérant la modulation utile. Le
taux de réjection de mode commun indique lefficacité de
ces circuits soustracteurs. Se mesure en dB. Exemple : CMMR > 80 dB
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